samedi 30 janvier 2010

OBJECTIFS ET DETAILS DES ETATS SUR LE PROGRAMME DE REDUCTION DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE


Dimanche 31 Janvier 2010 est le dernier délais.
Sources: Océan FM-APS
Le Fonds mondial pour la nature (WWF, en anglais) invite ses Etats membres à présenter, au plus tard dimanche comme convenu, les objectifs et les détails de leurs programmes de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les quelque 192 pays représentés au sommet de Copenhague, en décembre dernier, doivent présenter les objectifs et les détails de leur programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, au plus tard dimanche, rappelle un communiqué du WWF transmis à l’APS.
’’Ce qui s’est passé à Copenhague est dommage et décevant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que plus que jamais nous devons agir ensemble pour renforcer notre pouvoir de négociation, ce qui nous permettra de développer des stratégies pour les engagements à venir’’, a affirmé Hama Sow, coordinatrice pour l’Afrique du Programme global sur le climat, un service du Fonds mondial pour la nature (WWF, en anglais).
’’L’élan de l’Afrique en direction de Copenhague était grand et il est venu le temps de faire des messages plus positifs pour que le changement climatique soit vu comme un investissement intéressant dans une démarche plus durable, plus juste et plus équitable’’, a ajouté Mme Sow, citée par ce texte.
’’Le changement climatique n’est pas un problème qui disparaîtra, a-t-elle fait savoir, mais un problème qui va empirer et (qui sera) plus dur à gérer plus on reporte les actions efficaces à mener.’’
’’Dimanche est le dernier délai que les pays se sont fixés pour présenter ce qu’ils vont faire pour mettre l’humanité hors de danger’’, rappelle le texte.
Les pays émergents, le groupe de base (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine) ont fait part, la semaine dernière, de leur intention de respecter le délai du 31 janvier avec plus de détails sur les programmes de mitigation volontaire de l’accord’’, a dit Kim Carstensen, responsable du Programme global sur le climat.
’’C’est une avancée notoire pour ce groupe de grands pays en voie développement. Nous nous attendons, a ajouté Carstensen dans le texte, à ce qu’ils annoncent des niveaux d’ambition plus élevés et suivent de façon urgente avec des plans d’action clairs, au niveau national, pour atteindre cela.’’
’’Les propositions de réduction qui étaient sur la table à Copenhague nous mettaient clairement dans un monde de plus de 3 degrés ou plus donc plus chaud, sans même prendre en compte les grandes failles permettant aux pays de revendiquer des réductions d’émission douteuses…’’, a-t-il rappelé.
’’WWF travaille pour des objectifs entre 25-40% du niveau de 1990 d’ici à 2020 pour les pays développés. Pendant le sommet de Copenhague, seule la Norvège avec pour objectif de réduction de 40%, avait atteint ce niveau d’ambition’’, fait savoir la même source.
Le Japon, selon cette source, a annoncé un objectif de moins de 25%, tandis que ’’l’Australie, cette semaine, a déçu en annonçant son intention de rester à un objectif de 5% de réduction’’.
envimédias.

mercredi 27 janvier 2010

OPERATION VILLE PROPRE A NGOR

La commission Environnement du bureau de l'association des Amis de l'île de Ngor (AAIN) organise ce dimanche 31 janvier de 14 H à 18 H une journée de nettoyage bénévole et de recyclage des côtes de l'île. Cette journée entre dans le cadre de la campagne Opération île Propre menée par l'AAIN.

Située au large de la presque île du Cap-Vert, à 5 minutes en pirogue du village de Ngor, l'île de Ngor est une destination touristique hautement prisée pour la tranquilité de ce lieu aux demeures confortables et qui a su résister à l'agitation de la trépidante vie dakaroise.
Peuplée de près de 146 habitations (allant du cabanon à la villa cossue), cette île est un havre de paix pour de nombreux touristes d'Octobre à Mai et devient, le temps des vacances scolaires, le lieu branché des jeunes dakarois (de Juin à Septembre).
Plusieurs gîtes touristiques s'y sont installés pour offrir aux clientèles variées de l'île des solutions adaptées d'hébergement et de restauration. Une autre attraction de cette île demeure la forte concentration d'âmes artistes qui, à travers des ateliers de création et d'expositions de leur infini talent, ont permis de référencer l'îlot de Ngor parmi les destinations artistiques phare de la Capitale.
Pour préserver le charme de son île, l'AAIN a récemment lancé un vaste programme de revalorisation de ce site historique classé, qui a démarré par une opération de Set setal le 21 janvier dernier et qui se poursuivra dimanche 31 janvier 2010 avec la participation des résidants et sympathisants de l'île.Grâce au concours de l'océanium, du Surf Camp de Ngor et à d'autres bonnes volontés, l'AAIN procédera au nettoyage des côtes de l'île et au recyclage des déchets ménagers tels que les canettes de boissons, les bouteilles de plastiques, les pelures de fruits et légumes et les amas de bois qui pourront servir une nouvelle fois à travers un programme de valorisation des déchets par les habitants et visiteurs de ce lieu.Nous vous attendons nombreux à cette journée d'action citoyenne que nous comptons mener deux fois l'an.
Les organisateurs de cette journée demandent à tous les participants de se munir de chaussures fermées, d’une paire de gants en caoutchouc et d’un sac de riz (vide). Toutes autres contributions bénévoles sont les bienvenues.
www.envi-medias.blogspot.com

jeudi 17 décembre 2009

COPENHAGUE : QUAND SARKOZY RECOURT A L'AFRIQUE

Linternationalmagazine.com , publié le 17/12/2009

Nicolas Sarkozy veut rapprocher les intérêts des Africains, ceux des grands émergents incarnés par Lula et ceux des pays industrialisés qu’il entend représenter pour contrer les États-Unis de Barack Obama, un des principaux pollueurs de la planète.

Copenhague : quand Sarkozy recourt à l'Afrique

À deux jours de son arrivée dans l’arène de Copenhague, Nicolas Sarkozy est à la manœuvre dans les conditions de pression maximale qu’il affectionne. Son agenda, comme celui de son équipe diplomatique, est très largement consacré aux contacts téléphoniques et aux rendez-vous susceptibles de lever les obstacles, encore considérables, sur la voie d’un accord sur le climat, espéré vendredi soir dans la capitale danoise. Son arrivée y est prévue jeudi dans l’après-midi.

Sitôt sur place, le chef de l’État s’entretiendra avec le Brésilien Lula et l’Éthiopien Meles Zenawi, porte-parole de la cinquantaine de pays d’Afrique présents à Copenhague. Tous trois tiendront ensuite une conférence de presse conjointe. Celle-ci doit avoir lieu à l’hôtel d’Angleterre, où descend Nicolas Sarkozy, afin d’échapper au maelström du Bella Center, le site de la conférence menacé de saturation.

Un événement significatif : c’est en rapprochant les intérêts des Africains, ceux des grands émergents incarnés par Lula et ceux des pays industrialisés qu’il entend représenter, que Nicolas Sarkozy espère faire bouger les États-Unis et la Chine, les deux principaux pollueurs de la planète. « Les négociations s’annoncent très difficiles, commente-t-on à l’Élysée. Si les deux acteurs majeurs ne trouvent pas de terrain d’entente, tout ce que les autres pourront faire ne servira à rien. »

Tissé depuis des semaines, ce fil stratégique a connu cette semaine un déroulé accéléré. Lundi, Nicolas Sarkozy a consolidé son « alliance » avec les émergents en recevant Susilo Bambang Yudhoyono, le président indonésien dont le pays abrite le 3e bassin forestier au monde.

Parallèlement, de gros efforts ont consisté à ramener dans le jeu les pays les plus pauvres, notamment les Africains, faibles pollueurs mais principales victimes du réchauffement climatique. Lundi, les pays africains ont manifesté leur colère en suspendant leur participation aux groupes de travail pour protester contre le manque d’attention portée à l’avenir du protocole de Kyoto, qui seul impose des contraintes aux pays développés.

Une initiative qui, selon les diplomates occidentaux, aurait été favorisée par la Chine pour détourner la pression internationale en faveur d’efforts accrus de sa part. D’où l’importance du texte signé mardi entre la France et l’Afrique, à l’issue du déjeuner entre Nicolas Sarkozy et Meles Zenawi. « Un moment clé », estime un proche du chef de l’État en insistant sur le fait que l’« Afrique fait partie de la solution à Copenhague ».

Le document, qui inclut des objectifs chiffrés - la limitation du réchauffement à 2 °C en 2050 par rapport à l’ère préindustrielle et la limitation de 50 % des émissions globales de CO2 par rapport à 1990 - vise surtout à rassurer les Africains sur la question du financement. Il évoque une aide annuelle de 10 milliards de dollars jusqu’en 2012, dont la France souhaiterait qu’elle aille à hauteur de 40 % pour l’Afrique et, à 20 %, pour limiter la déforestation.

Celle-ci marquera d’ailleurs, mercredi, le deuxième temps de cette marche africaine : Nicolas Sarkozy reçoit à l’Élysée les dirigeants des pays du bassin du fleuve Congo, deuxième aire forestière de la planète.

Associé aux émergents, le renfort des bataillons africains permettra-t-il, par effet d’entraînement, de surmonter l’inertie du duo sino-américain ?

Envimédias

BLOCAGE A COPENHAGUE

Coup de théâtre à Copenhague. Le groupe Afrique a suspendu sa participation dans les groupes de travail qui reflechissent sur la cooperation à long terme dans le cadre de la convention Des Nations Unies sur le changement climatique. Il dénonce les démarches et manigances en cours de la présidente de la Conférence de vouloir " tuer le protocole de Kyoto. en ce moment donc les travaux sont bloqués au niveau des deux axes sur lesquels travaillent les délégués; l'axe Protocole de Kyoto avec ses groupes de travail et l'axe coopération à long terme de la convention avec ces groupes de travail. Le Protocole de Kyoto ayant une dimension contraignante et c'est à ce niveau que les pays développés doivent prendre des engagements pour réduire leur émission de gaz à effet de serre mais comme il y'a une volonté des pays développés membres de Kyoto et d'autres qui ne le sont pas comme les Etats unis de transférer les engagements de réduction au niveau de l'autre axe de la convention qui n'est pas contraignant. Donc en somme le groupe Afrique voit donc une volonté de tuer le protocole de Kyoto.

Réaction du WWF à la demande de l’Afrique de continuer les discussions sur le Protocole de Kyoto. Par Birima FALL (Journaliste)

Kim Carstensen, Responsable du Programme Global sur le climat du WWF


« L’incertitude qui plane en ce moment quant au futur du Protocole de Kyoto crée méfiance et ressentiment au niveau du groupe Afrique dans ces négociations,

Nous pensons qu’une continuation du protocole de Kyoto est une partie nécessaire du résultat double protocole de Copenhague et nous soutenons les demandes pour cela.

Il serait bien d’avoir une consultation au niveau ministériel sur les sujets relatifs au protocole de Kyoto et ce serait bien si les pays développés exprimaient clairement qu’ils acceptent de prochains engagements dans le protocole de Kyoto.

C’est un accord d’ensemble sur les deux axes dans les négociations, étant donné le peu de temps il serait bien d’avoir des consultations parallèles. En outre, il y’a des sujets liés où la coordination est nécessaire entre les deux axes.

Le caractère légalement contraignant du protocole de Kyoto donne confiance aux pays en développement que ces discussions ne finiront pas comme une discussion informelle. Si nous voulons un accord juste, ambitieux et légalement contraignant nous avons besoin de continuer à travailler aussi bien sur le protocole de Kyoto que sur un second protocole »

Envimedias

mercredi 16 décembre 2009

15 eme CONFERENCE DES PARTIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES COP 15

L’Afrique face au défi de l’Unité à Copenhague :

Le député Lamine Thiam, Président du Réseau Ouest africain des parlementaires sur l’environnement rassure « Sous l’impulsion du Président Wade, les intérêts de l’Afrique seront bien défendus »

Par Birima FALL (Journaliste)

L’Afrique va-t-elle maintenir le cap de l’unité au tournant des négociations sur le climat ? Cette question est aujourd’hui sur toutes les lèvres et taraude tous les esprits au moment où les ministres et les chefs d’états prennent le relais cette deuxième et dernière semaine de la conférence. En effet, des craintes de pression des pays développés sur les leaders africains ont été agitées par le groupe des délégués africains lors d’un point de presse Vendredi. Jusqu’ici l’Afrique à travers ses délégués depuis le début des travaux est soudée dans sa position de la déclaration commune qu’elle avait adoptée en prélude au sommet .Dans le camp sénégalais, on se veut rassurant, le Président Lamine Thiam , questeur à L’assemblée nationale du Sénégal , président d’un Réseau ouest africain de parlementaires sur l’environnement qui participe à ce sommet à la tête de groupe de députés sénégalais de déclarer que « sous l’impulsion du Président WADE, les intérêts de l’Afrique seront bien défendus ».

La conférence des parties sur le climat aborde sa phase critique avec l’entrée en jeu des ministres et plus tard jeudi celle des chefs d’états et de gouvernement. La question que tout le monde se pose quel type d’accord aurons nous à Copenhague. Les négociations étant trop serrées puisque derrière le climat se cache des enjeux économiques, des questions d’équité et de justice. Et les sujets à l’ordre du jour sont non seulement brûlants mais sensibles : le Protocole de Kyoto va-t-il survivre ? Va-t-on fusionner le protocole de Kyoto au texte de la convention tel que souhaité par le Japon par exemple ? Les pays de l’annexe 1 vont-ils accepter de prendre de seconds engagements comme le stipule le protocole de Kyoto et aux taux souhaité par le GIEC ? les Etats unis qui sont les plus grands pollueurs vont-ils prendre des engagements contraignants de réduction de Gaz à effet de serre même s’ils ne sont pas dans le protocole ; qu’en est il de la Chine qui aujourd’hui considérée comme le premier pays pollueur mais n’est pas dans l’annexe 1 du protocole de Kyoto ? Pourra t’on trouver un consensus sur la question de l’adaptation et du financement qui sont des questions chères à L’Afrique ? Samedi jusqu'à 2 heures le groupe de travail qui travaille sur l’adaptation n’avait pas réussi à trouver un accord et doit poursuivre ces négociations demain.

Ces questions et sujets n’ont pas encore trouvé de réponses claires et nettes malgré quelques effets d’annonce et n’ont pas encore pas fait l’objet de consensus. Dans tous les camps, chacun cogite et réfléchit à un texte sur ce que devrait être l’accord de Copenhague.

Du coté du groupe Afrique, une position commune avait été adoptée depuis Addis Abeba. Et l’Afrique a eu à dégager ce qui devrait un accord juste ambitieux et légalement contraignant. Cette position est d’ailleurs soutenue par des organisations de la société civile environnementale comme Wetlands, Enda Tiers monde, UICN, WWF, Green Senegal, le Congad. A Copenhague, les délégués du Groupe du groupe Afrique maintiennent toujours ce cap de l’unité dans les négociations en cours, sur toutes les questions l’afrique a parlé d’une même voix. Il faut préciser et cela de l’avis même de certains experts comme Mass lô coordonnateur du programme Lead Afrique de Enda Tiers Monde, l’Afrique n’a jamais été aussi organisée et préparée à des négociations. Les délégués africains ne veulent pas lâcher du lest et veulent avoir gain de cause car L’Afrique st le continent qui pollue le moins mais qui souffre le plus des changements climatiques. Si jusqu’ici les délégués africains ont réussi à faire prévaloir leurs positions en étant bien présents dans les groupes de travail avec l’arrivée des Ministres et plus tard des chefs d’états, les techniciens vont devoir céder la place aux politiques. C’est à ce niveau d’ailleurs que les techniciens africains et les organisations de la société civile commencent à se faire des soucis. Quel texte sera présenté aux ministres et plus tard aux chefs d’état et de gouvernement ? Est-ce le texte, qui fait l’objet de discussion dans les groupes de travail et en pléniére ? Y’aurait il pas encore le coup danois avec un texte sorti de nulle part ? Les délégués africains soupçonnent des coups fourrés à ce niveau et appellent leurs responsables à plus de plus de vigilance ? Les leaders africains auront t’ils la force de résister et dire non aux propositions du Nord surtout quand celles n’entrent pas dans leurs schémas ?

Du coté sénégalais, on se veut rassurant d’ailleurs le député Lamine Thiam président d’un réseau ouest africain de parlementaires sur l’environnement d’indiquer « Les chefs d’Etat africains qui seront présents ici à Copenhague sont conscients des enjeux de cette rencontre et je puis vous assurer, en tout cas, que « sous l’impulsion du Président WADE, les intérêts de l’Afrique seront bien défendus ». Les ONGs veillent en tous cas au grain, elles ont organisé une marche réussie hier à Copenhague pour que l’accord qui sortira de Copenhague soit juste ambitieuse et légalement contraignant pour le bien de la planète et des hommes.

Evimédias

mercredi 9 décembre 2009

VIVRE COPENHAGUE A PARTIR DE CHEZ SOI

RAPPORT DE LA JOURNEE DU 08 DECEMBRE
Source: Enda Lead Africa

Grâce à cet outil magique de communication qu’est le web, des millions de personnes parmi celles qui souffrent le plus des affres du dérèglement climatique loin de Copenhague – où en cette matinée du 7 décembre 2009, le monde entier a les yeux rivés sur l’ouverture de la COP 15 sur le climat –, se sont une fois senties impliquées dans une réunion internationale dont les conclusions vont déterminer le sort de la planète. L’initiative « Vivre Copenhague à partir de chez soi » organisée par Enda Lead Africa a permis de matérialiser cette évolution, car depuis
les locaux de Enda, mais aussi dans diverses régions du continent de nombreux africains ont vibré à l’unisson avec l’espoir légitime suscité par les allocutions de la cérémonie inaugurale et par ce que Copenhague en tant que ville hôte a prouvé à l’occasion au monde. Lors de la session de Dakar qui a vu la participation de 15 journalistes, des africains ont pu suivre la mue qu’a vécue la capitale danoise où se tient depuis lundi dernier la conférence sur les changements climatiques. Copenhague a décidé, en effet, par la volonté de ses habitants soudés derrière leur édile Ritt Bjerrargard de se rebaptiser…« Hopenhagen » (Hope = espoir) pour marquer l’évènement et maintenir ainsi la flamme durant tout ce mois de décembre qui fera de Copenhague l’épicentre des négociations internationales sur l’avenir de cette Terre aujourd’hui bien mal en point, du fait des effets néfastes des changements climatiques.
Une (re)naissance, cela se célèbre avec le rituel qui sied. Et les experts de Enda energie et Lead Afrique Francophone et sans doute aussi de nombreux autres leaders de la société civile africaine présents au Danemark tombés sous le charme et l’audace militante de ville et son premier magistrat ont pour l’occasion, et d’une manière fort singulière, fait dans le symbole. Mais qui ambitionnent de faire de Copenhague « une ville à empreinte écologique neutre d'ici 2025 » après qu’ils aient appelé la communauté internationale représentée à la COP 15 « aller très loin, très vite » ; ceci comme pour entretenir « l’espoir d’un avenir meilleur » qu’a charrié l’adresse du Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen qui déclarait à l’ouverture de cette conférence que celle-ci se déroule à un moment de volonté politique sans précédent et encourageait par la même occasion les parties à parvenir à un accord ambitieux. On aurait souhaité qu’il ne soit ni veule ni vain l’espoir placé dans la Conférence des Parties. Mais hélas….
Une fois passé avec le précoce crépuscule de Copenhague les fastes des rites protocolaires et les
envolées lyriques de la (ker)messe inaugurale, cet espoir légitime a dû très vite cédé à la rude réalité des intérêts en collusion. Dans les coulisses où tout ou presque se joue et bien avant même la fin de la plénière inaugurale, les crispations sur les postions d’intérêt ont refait surface. Comme pour rouvrir les yeux sur ce qu’est en réalité la Copenhague du climat. Et que peut être ce Copenhague là n’a jamais cessé d’être. C'est-à-dire un espace de négociations où l’enjeu, c’est de tirer son épingle du jeu. Par tous les moyens y compris par le jeu des alliances parfois des plus factices qui se font et se défont au gré des intérêts de circonstance. Le révélateur de cette donne qu’il faut accepter quasiment la mort dans l’âme est tout entier dans propos tenu hier entre deux séances par le Directeur du programme régional du Programme Lead Afrique Francophone,
M. Mass Lo via internet. M. Lo dont la déclaration relayée depuis Copenhague donne à comprendre
sur les enjeux des cristallisations géopolitiques des postions et de cerner les forces d’intérêt en
présence qui les portent a affirmé ceci : « les différentes déclarations, faites au cours des semaines passées par certains des principaux acteurs qui participent aux négociations, ont donné l’impression qu’à Copenhague, cet espoir sera seulement symbolique et que les participants ne parviendront à aucun accord. Yvo De Boer, le Secrétaire exécutif de la convention sur le changement climatique, a récemment déclaré qu’on peut ne pas arriver à un accord contraignant sur des objectifs chiffrés, mais que les gouvernements peuvent s’entendre sur le cadre d’un accord qui sera négocié et finalisé dans un proche avenir. Avant lui, Achim Steiner, le Secrétaire exécutif du PNUE, a exprimé les mêmes impressions lorsqu’il a brièvement
exposé ce que la plupart des pays industrialisés ont avancé comme cibles en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre » Ce propos d’expert bien rompu à la pratique des négociations internationales concernant l’environnement bien éloigné du lyrisme des adresses des politiques danois et l’espoir que leurs discours ont suscité à la plénière inaugurale. Deux choses auxquelles n’a pas voulu céder M. Rajendra Pachauri, le Président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui a mis l’accent sur les conséquences d’une non application de politiques d'atténuation du changement climatique, de manière fondée sur le quatrième rapport d'évaluation (RE4). Il a souligné que, pour limiter de la température à un chiffre situé entre 2,0 et 2,4 ° C, les émissions mondiales doivent culminer au plus tard en 2015. Contre toute attente le patron du Giec n’a pas fini son speech sans évoquer un récent incident impliquant un vol de courriels appartenant à des chercheurs de l'Université d'East Anglia, au Royaume-Uni. Pachauria ensuite amplement mis en exergue l’historique transparent et objectif des rapports d’évaluation du . Clin d’oeil dédaigneux à ce qui parlent (de façon pernicieuse ?) de « Climagate » ou preuve par neuf alors qu’il faut tout faire pour convaincre encore les poches de résistance connues et identifiées à l’accord espéré de Copenhague. Afin que l’espoir ne soit point assassiné. Après la cérémonie d’ouverture et le live depuis Copenhague la salle a pu débattre en directe avec Bakel. On a pu suivre les interventions de Thierno Seck, d’Aliou Sané et d’un reporter de Radio Kayes au Mali qui ont partagé avec nous leur sentiment sur le premier jour de la conférence. Avant la fin des débats, plusieurs propositions ont été faites. La principale consiste à faire chaque jour, avant le début des séances, un point sur les enjeux des désaccords qui peuvent émerger à Copenhague et de parler aussi de la position africaine sur les questions débattues. Le but est de pouvoir de informer en temps réel les journalistes afin qu’il y ait le lendemain une large diffusion des échos de ces désaccords dans la presse nationale et régionale et que les populations soient bien sensibilisées.
Ahmadou DIALLO
Envimedias

VIVRE COPENHAGUE A PARTIE DE CHEZ SOI

RAPPORT DE LA JOURNEE DU O7 ET O8 DECEMBRE
Source: Enda Lead AFRICA
la veille de l’ouverture de la COP 15 de Copenhague il était difficile, sinon même interdit à nombre d’organisations de la société civile africaine engagées dans le processus « Climat » de verser dans un optimisme béat quant à la possibilité d’arriver à la signature, au sortir de cette rencontre, d’un traité consensuel qui prendrait la suite du Protocole de Kyoto. Cette inquiétude légitime était fondée sur le caractère indécis du contexte des négociations, fait de tergiversations
nombreuses de certains pays industrialisés quant à leur engagement ferme sur les niveaux de
réductions des émissions des gaz à effet de serre. Mais aussi sur des amalgames entretenus autour des termes clés (comme atténuation versus adaptation), sur les méthodologies pour la quantification des stocks, les choix qui hésitaient entre la création d’un mécanisme genre marché de carbone à la place d’un Fonds ou encore des points d’achoppement délibérément entretenus par les négociateurs de ces grands pays industrialisés sur les montants et les échéanciers des financements que la CNUCC a pourtant a bien évalué. Laquelle a évalué les besoins d’investissements globaux pour la réduction des émissions entre 200 et 210 milliards de dollars par an d’ici à 2030 ; et estimé les financements nécessaires à l’adaptation entre 28 et 67 milliards de dollars par an dans les pays en développement sur la même période. Lors de la session préparatoire sur les changements climatiques sous le slogan «Vivre Copenhague à partir de Chez Soi» qui a eu lieu le 03 Décembre 2009 de 14h30 à 19h30 dans la salle Abdou Salam Kâne à ENDA, en réalité un des habituels « wrap up » organisé par les deux programmes de ENDA impliquées depuis années dans le processus des négociations internationales sur les
Accords multilatéraux sur l’environnement, Enda Energie et Enda Lead Afrique francophone
appuyées par WETLANDS International), ce sentiment que l’on saurait non plus assimiler à un pessimisme primaire a encore rejailli. Quasiment dans toutes les communications qui ont été présentées par le panel d’experts qui sont intervenus ce jour là sur les enjeux de Copenhague comme pour signifier toute la nécessité qu’il y a avait pour les organisations de la société civile africaine de faire preuve de vigilance. Cette manifestation consacrée à la sensibilisation des journalistes sur le thème des changements climatiques avant le démarrage des travaux a vu la participation de 45 personnes dont 22 faisant partie de la corporation des journalistes. Afin
que les relais que sont les journalistes puissent porter le plus loin possible ce message qui s’il n’est pas compris pourrait compromettre les résultats attendus de Copenhague et annihiler les attentes légitimes que des milliards de personnes parmi les victimes premières des effets des changements sont en droit d’attendre de l’issue de ce Sommet mondial. L’agencement des travaux au cours de cette session a été arrimé à cet objectif et l’atelier lui aussi a été marqué du sceau de ce même sentiment qui a été l’occasion pour Aliou Sané de faire brièvement un rappel
historique de l’engagement de Enda LEAD à côté de ses partenaires sur le changement climatique.

VIVRE COPENHAGUE A PARTIR DE CHEZ SOI!!
Pour marquer toute la prégnance des enjeux pour la planète des effets néfastes du dérèglement climatique et parler de l’acuité du même phénomène dans un contexte africain des zones les plus vulnérables où intervient le projet «Civil Society Challenge Fund CSCF» piloté par Enda Lead, le film d’Al Gore «An inconvenient Truth » a été projeté. Cette séquence a été l’occasion pour les reporters, correspondants, ou journalistes présents, qui découvraient pour la première fois le film, de saisir l’urgence à agir pour une meilleure sensibilisation des personnes aux conséquences des changements climatiques. Les premières questions posées par les journalistes et les autres participants à cette session ont été axées sur le choix de Bakel par ENDA LEAD pour diffuser la conférence de Copenhague. Cette série de questions a donné l’occasion aux responsables du projet «Civil Society Challenge Fund CSCF» piloté par Enda Lead à Bakel de montrer les conséquences du changement climatique à une échelle beaucoup plus réduite par rapport au film d’Al Gore qui retrace à l’échelle planétaire les effets du réchauffement climatique. Ce qui a donné l’occasion de diffuser le film fait par Enda-Lead à Bakel dont le titre est assez évocateur
: « Where we used to fish, now wegrow food ». Sa projection a été l’occasion pour Thierno Seck de montrer le travail de sensibilisation et d’information sur la vulnérabilité du continent africain ainsi que les initiatives locales développées par les populations. Par la suite un Panel qui présente le contexte et l’état des lieux des négociations internationales sur les changements climatiques en même temps que la position Africaine qui sera défendue lors du sommet de Copenhague, a été animé par Dr Oussouby Touré (Enda Lead), M. Mawade Wade de (Wetlands Afrique) et M. Moussa Na Abou Mamouda (Enda Energie). Pour les journalistes, leur peur est que le continent africain ne puisse pas parler d’une seule voix pour se faire entendre. D’ailleurs Oussouby Touré rappelle l’ensemble des blocages et des duperies qui ont marqué les négociations. L’appel de Mawade Wade pour qu’il y ait une mobilisation depuis les différents pays africains afin de servir de moyen de pression pour peser sur les négociations semble être entendu. La suite des débats a montré qu’il ne faudrait pas être pessimiste. En effet, les populations locales n’ont pas attendu la sensibilisation aux effets des changements climatiques pour mettre en oeuvre des stratégies
d’adaptation. La séance s’est levée sur un appel, pour qu’au niveau de chacun, puisse naître un relais pour sensibiliser et mobiliser autour des changements climatiques.

Envimedias